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samedi 22 avril 2017

Rachilde 30



Et il se glisse dehors dans une clarté bleue très douce qui le baigne, le caresse, l’ondoie de courage. La lune est cachée du côté de la mare où chantent les grenouilles. Oui, la lune est là-bas sur les premières branches du bois. C’est une jolie forme blanche, ronde de partout, qui roule au ras de l’herbe ; elle est voilée d’un épais nuage qui la tient à la ceinture, cherchant à lui manger la tête. Et elle roule, et elle glisse, et toutes les lumières s’échappent de là, des reflets de cheveux roux, de gorge laiteuse. Le petit Toniot rampe et courbe les herbes avec précaution. Il a dépassé le jardin, il est tout près du fossé, devant le bois où il y a comme une alcôve, une ample couche de verdure. Il regarde, il regarde, et il rit silencieusement, malgré que son cœur se serre d’une manière affreuse. Ce qu’il voit, il ne l’oubliera plus, parce que c’est trop drôle ! Il voit une grande grenouille blanche, oui, c’est bien cela, cette flexibilité merveilleuse des cuisses et des bras ouverts, cet étirement élastique et précis de membres si pâles qu’ils en paraissent argentés ! Maintenant il comprend, pourquoi on le traite de crapaud, c’est qu’il est réellement le fils d’une grenouille. II regarde, il regarde, il en a mal à ses yeux qui lui piquent ! Il regardera cela toute sa vie, en dedans de lui, au plein milieu de son cœur, il s’y mirera comme en une source empoisonnée dont les reflets sont à la fois cruels et doux.

Traducción transitoria:
Y él se desliza hacia afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo recubre de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza. Y ella rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, de garganta lechosa. Toniot el pequeño se arrastra y comba las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay una especie de alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el pecho se le oprima de manera espantosa. Lo que ve, no lo olvidará nunca, ¡porque es demasiado gracioso! Él ve una gran rana blanca, sí, eso es, ¡esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué lo llaman sapo, porque es realmente el hijo de una rana. Mira, mira, ¡le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, en su interior, de lleno en su corazón, se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

6 commentaires:

Elena a dit…

Et il se glisse dehors dans une clarté bleue très douce qui le baigne, le caresse, l’ondoie de courage. La lune est cachée du côté de la mare où chantent les grenouilles. Oui, la lune est là-bas sur les premières branches du bois. C’est une jolie forme blanche, ronde de partout, qui roule au ras de l’herbe ; elle est voilée d’un épais nuage qui la tient à la ceinture, cherchant à lui manger la tête.

Y se desliza hacia afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo embadurna de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza.

Et elle roule, et elle glisse, et toutes les lumières s’échappent de là, des reflets de cheveux roux, de gorge laiteuse. Le petit Toniot rampe et courbe les herbes avec précaution. Il a dépassé le jardin, il est tout près du fossé, devant le bois où il y a comme une alcôve, une ample couche de verdure. Il regarde, il regarde, et il rit silencieusement, malgré que son cœur se serre d’une manière affreuse.

Y rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, garganta lechosa. El pequeño Toniot se arrastra y arquea las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay como una alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el corazón se le esté apretando horriblemente.

Ce qu’il voit, il ne l’oubliera plus, parce que c’est trop drôle ! Il voit une grande grenouille blanche, oui, c’est bien cela, cette flexibilité merveilleuse des cuisses et des bras ouverts, cet étirement élastique et précis de membres si pâles qu’ils en paraissent argentés ! Maintenant il comprend, pourquoi on le traite de crapaud, c’est qu’il est réellement le fils d’une grenouille. II regarde, il regarde, il en a mal à ses yeux qui lui piquent ! Il regardera cela toute sa vie, en dedans de lui, au plein milieu de son cœur, il s’y mirera comme en une source empoisonnée dont les reflets sont à la fois cruels et doux.

Lo que ve, no lo olvidará nunca más, ¡porque es muy gracioso! Él ve una gran rana blanca, sí, así es, esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué le llaman sapo, es realmente el hijo de una rana. ¡Mira, mira, le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, dentro de él, en medio de su corazón, se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

Nieves a dit…

Et il se glisse dehors dans une clarté bleue très douce qui le baigne, le caresse, l’ondoie de courage. La lune est cachée du côté de la mare où chantent les grenouilles. Oui, la lune est là-bas sur les premières branches du bois. C’est une jolie forme blanche, ronde de partout, qui roule au ras de l’herbe ; elle est voilée d’un épais nuage qui la tient à la ceinture, cherchant à lui manger la tête.

Y se desliza hacia [nécessaire?] afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo embadurna [“recubre”] de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza.

Et elle roule, et elle glisse, et toutes les lumières s’échappent de là, des reflets de cheveux roux, de gorge laiteuse. Le petit Toniot rampe et courbe les herbes avec précaution. Il a dépassé le jardin, il est tout près du fossé, devant le bois où il y a comme une alcôve, une ample couche de verdure. Il regarde, il regarde, et il rit silencieusement, malgré que son cœur se serre d’une manière affreuse.

Y rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, [“de”?] garganta lechosa. El pequeño Toniot [ “Toniot el pequeño”] se arrastra y arquea [“comba”. “arquear = dar a algo forma de arco. La acción es realizada deliberadamente”] las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay como una [“una especie de “] alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el corazón se le esté apretando horriblemente [“aunque el pecho se le oprima de manera espantosa”].

Ce qu’il voit, il ne l’oubliera plus, parce que c’est trop drôle ! Il voit une grande grenouille blanche, oui, c’est bien cela, cette flexibilité merveilleuse des cuisses et des bras ouverts, cet étirement élastique et précis de membres si pâles qu’ils en paraissent argentés ! Maintenant il comprend, pourquoi on le traite de crapaud, c’est qu’il est réellement le fils d’une grenouille. II regarde, il regarde, il en a mal à ses yeux qui lui piquent ! Il regardera cela toute sa vie, en dedans de lui, au plein milieu de son cœur, il s’y mirera comme en une source empoisonnée dont les reflets sont à la fois cruels et doux.

Lo que ve, no lo olvidará nunca más [nécessaire?], ¡porque es muy [“excesivamente/ demasiado”] gracioso! Él [nécessaire?] ve [“a”] una gran rana blanca, sí, así [“eso”] es, [¡]esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué le [“lo”] llaman sapo, [“porque”?] es realmente el hijo de una rana. ¡ [peut-être après, devant “le”?] Mira, mira, [¡]le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, dentro de él [“en su interior”], en medio de su corazón [“de pleno en su corazón”?], se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

Elena a dit…

Et il se glisse dehors dans une clarté bleue très douce qui le baigne, le caresse, l’ondoie de courage. La lune est cachée du côté de la mare où chantent les grenouilles. Oui, la lune est là-bas sur les premières branches du bois. C’est une jolie forme blanche, ronde de partout, qui roule au ras de l’herbe ; elle est voilée d’un épais nuage qui la tient à la ceinture, cherchant à lui manger la tête.

Y él se desliza hacia afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo recubre de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza.

Et elle roule, et elle glisse, et toutes les lumières s’échappent de là, des reflets de cheveux roux, de gorge laiteuse. Le petit Toniot rampe et courbe les herbes avec précaution. Il a dépassé le jardin, il est tout près du fossé, devant le bois où il y a comme une alcôve, une ample couche de verdure. Il regarde, il regarde, et il rit silencieusement, malgré que son cœur se serre d’une manière affreuse.

Y ella rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, de garganta lechosa. Toniot el pequeño se arrastra y comba las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay una especie de alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el pecho se le oprima de manera espantosa.

Ce qu’il voit, il ne l’oubliera plus, parce que c’est trop drôle ! Il voit une grande grenouille blanche, oui, c’est bien cela, cette flexibilité merveilleuse des cuisses et des bras ouverts, cet étirement élastique et précis de membres si pâles qu’ils en paraissent argentés ! Maintenant il comprend, pourquoi on le traite de crapaud, c’est qu’il est réellement le fils d’une grenouille. II regarde, il regarde, il en a mal à ses yeux qui lui piquent ! Il regardera cela toute sa vie, en dedans de lui, au plein milieu de son cœur, il s’y mirera comme en une source empoisonnée dont les reflets sont à la fois cruels et doux.

Lo que ve, no lo olvidará nunca, ¡porque es demasiado gracioso! Él [nécessaire? / Non, mais il y a un jeu entre "elle" et "il"] ve [“a” / Sûre ?] una gran rana blanca, sí, eso es, ¡esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué lo llaman sapo, porque es realmente el hijo de una rana. Mira, mira, ¡le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, en su interior, en medio de su corazón [“de pleno en su corazón”? / Comme tu veux], se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

Nieves a dit…

Et il se glisse dehors dans une clarté bleue très douce qui le baigne, le caresse, l’ondoie de courage. La lune est cachée du côté de la mare où chantent les grenouilles. Oui, la lune est là-bas sur les premières branches du bois. C’est une jolie forme blanche, ronde de partout, qui roule au ras de l’herbe ; elle est voilée d’un épais nuage qui la tient à la ceinture, cherchant à lui manger la tête.

Y él se desliza hacia afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo recubre de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza.

Et elle roule, et elle glisse, et toutes les lumières s’échappent de là, des reflets de cheveux roux, de gorge laiteuse. Le petit Toniot rampe et courbe les herbes avec précaution. Il a dépassé le jardin, il est tout près du fossé, devant le bois où il y a comme une alcôve, une ample couche de verdure. Il regarde, il regarde, et il rit silencieusement, malgré que son cœur se serre d’une manière affreuse.

Y ella rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, de garganta lechosa. Toniot el pequeño se arrastra y comba las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay una especie de alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el pecho se le oprima de manera espantosa.

Ce qu’il voit, il ne l’oubliera plus, parce que c’est trop drôle ! Il voit une grande grenouille blanche, oui, c’est bien cela, cette flexibilité merveilleuse des cuisses et des bras ouverts, cet étirement élastique et précis de membres si pâles qu’ils en paraissent argentés ! Maintenant il comprend, pourquoi on le traite de crapaud, c’est qu’il est réellement le fils d’une grenouille. II regarde, il regarde, il en a mal à ses yeux qui lui piquent ! Il regardera cela toute sa vie, en dedans de lui, au plein milieu de son cœur, il s’y mirera comme en une source empoisonnée dont les reflets sont à la fois cruels et doux.

Lo que ve, no lo olvidará nunca, ¡porque es demasiado gracioso! Él ve [“a” / Sûre ?// “Con verbos como contratar, llevar, traer, etc., así como con los verbos de percepción ver y conocer, el complemento directo de persona o animal desempeñado por un nombre común puede aparecer con preposición o sin ella. La presencia de la preposición implica un mayor grado de especificidad o concreción del referente del complemento en la mente del hablante” Je le laise à ton choix.] una gran rana blanca, sí, eso es, ¡esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué lo llaman sapo, porque es realmente el hijo de una rana. Mira, mira, ¡le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, en su interior, de lleno en su corazón, se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

Elena a dit…

Y él se desliza hacia afuera bajo una luz azul muy suave que lo baña, lo acaricia, lo recubre de valor. La luna está escondida del lado del estanque donde cantan las ranas. Sí, la luna está allí en las primeras ramas del bosque. Es una bonita forma blanca, redondeada por todas partes, que rueda a ras de la hierba; está velada por una espesa nube que la sujeta por la cintura, tratando de comerle la cabeza. Y ella rueda, y se desliza, y todas las luces se escapan de allí, reflejos pelirrojos, de garganta lechosa. Toniot el pequeño se arrastra y comba las hierbas cuidadosamente. Ha pasado el jardín, está muy cerca de la zanja, delante del bosque donde hay una especie de alcoba, una amplia capa de vegetación. Mira, mira y se ríe en silencio, aunque el pecho se le oprima de manera espantosa. Lo que ve, no lo olvidará nunca, ¡porque es demasiado gracioso! Él ve una gran rana blanca, sí, eso es, ¡esa maravillosa flexibilidad de muslos y brazos abiertos, ese estiramiento elástico y preciso de las extremidades tan pálidas que parecen plateadas! Ahora entiende por qué lo llaman sapo, porque es realmente el hijo de una rana. Mira, mira, ¡le duelen los ojos y le pican! Verá esto toda su vida, en su interior, de lleno en su corazón, se verá a sí mismo como en un manantial envenenado cuyos reflejos son crueles y dulces a la vez.

Elena a dit…

OK !